SSA Bourne Isere

Initiative et groupe local de réflexion vers une SSA
  • Structure porteuse : Association - initiative et groupe local de réflexion vers une SSA
  • Territoire d’expérimentation : Sud-Grésivaudan (38) et Royans-Vercors (26)
  • Contact :

    https://ssa-bourne-isere.super.site/

  • Partenaires :

    – réseau Café paysan des paysans bio locaux (maraîchers et autres)
    – Conf Paysanne locale
    – Centre Social La Paz – St Jean en Royans
    – Collectif citoyen Royans Vercors
    – Le court Bouillon (Saint Marcellin et Royans)
    – Tero Loko
    – Ferme des Roussets
    – Les Milles Joies
    – la Clef des Sables
    – Collectif Glanage
    – la Fabrique des Luddites
    – Resto du Coeur
    – CC Saint Marcellin Vercors Isere et CC Royans Vercors
    – Asso Après les fossiles – St Jean en Royans

  • Adresse : Rue des Écoles, 26190 Saint-Jean-en-Royans, France Auvergne-Rhône-Alpes

Description des activités

L’objectif du collectif local est la mise en œuvre à moyen terme d’une expérimentation de caisse locale
de type SSA sur nos territoires, pour lutter contre la précarité alimentaire tout en étant solidaires des
paysan.nes locaux et en rendant accessible une alimentation locale, de qualité, respectueuse de
l’environnement.
Voir le manifeste sur notre site.

Cette caisse locale viendrait en appui au projet global au niveau national.
Des groupes de réflexion travaillent sur un scénario de mise en œuvre de la SSA et sur les modes de
gouvernance et de fonctionnement démocratique.
Le projet du collectif local s’est orienté sur 4 axes menés en parallèle:
1) structuration et animation du collectif Glanage
2) essaimage des marchés à prix différenciés (2 en fonctionnement et 2 en lancement)
3) micro-expérimentation d’une caisse locale SSA en 2025 (env 50 familles, détails ci-dessous).
4) Campagne d’éducation populaire x cantines solidaires : alternant rencontres – débat et repas partagés.

Le collectif travaille également à l’ouverture d’un nouveau marché de producteurs expérimentant déjà le modèle à prix différenciés, qui mutualiseront une caisse de péréquation (inspiré du marché du lavoir à Dieulefit). Ce lieu et rendez vous mensuel permettront en parallèle de mobiliser et recruter les futurs membres de l’expérimentation, transformer une partie des produits glanés aux fermes partenaires.

Afin d’identifier et de tester concrètement les contraintes propres à notre bassin de vie, un groupe d’habitant.es et producteur.rices ont imaginé une micro-expérimentation de caisse de conventionnement locale.
À une échelle réduite au 1/10e du projet initial, soit environ 50 familles, son but serait de démarrer dans un temps court, à une échéance de 6 mois, pour se confronter rapidement aux réalités du terrain local. Cependant, les objectifs du projet global, tels que le soutien à la production locale agro-écologique ou un nombre minimum de bénéficiaires en situation de précarité alimentaire seront respectés.

Historique du projet

À l’initiative de maraîcher.es du réseau local (confédération paysanne) amplifiée par une dynamique d’habitant.es et d’une association engagée pour la démocratie alimentaire sur le territoire.
Le contexte local est un bassin de vie sur 2 intercommunalités avec des liens géographiques et historiques
forts et un revenu moyen par habitant parmi les plus bas des 2 départements Drôme et Isère. Les initiatives locales de solidarité sont multiples mais ne suffisent pas à résoudre les problèmes liés à la précarité alimentaire.

La spécificité de notre territoire rural tient dans la richesse de ses composantes et expériences :
– multitude de paysan.nes bio impliqué.es et/ou militant.es (fermes collectives « agri-culturelles »)
– marchés à la ferme à prix différenciés
– collectif glanage & transformation
– associations militant pour un droit à l’alimentation, notamment par des chantiers d’insertion en maraichage
– restaurants scolaires en régie
– orgas locales d’aide alimentaire dynamiques
– 2 interco (Royans-Vercors et Saint Marcellin Vercors Isere) qui soutiennent via leurs élu.es et chargé.es de mission l’expérimentation (soutien financier de 2 actions via les fonds « Mieux Manger pour tous »)

Dés le départ, la réflexion s ‘appuie sur un triple enjeu : rendre accessible au plus grand nombre une offre
locale bio conséquente, en permettant aux paysan.nes du territoire d’en vivre dignement et en mettant en
place un système démocratique pour lutter contre la précarité alimentaire.

Une 1e réunion publique le 18 mars a permis de mobiliser 70 personnes. Après 5 autres événements publics en // des groupes de travail, le collectif réunit + 100 personnes sensibilisées et identifiées comme soutien du projet (présence aux événements et recensement via inscription mail), plus d’autres participants sympathisants.

Perspectives envisagées

Nous visons un modèle de démocratie alimentaire pour le territoire. Nous travaillons dans ce sens le cadre de coopération et la gouvernance de la micro-expérimentation pour impliquer les citoyens et les acteurs de la filière alimentaire dans les décisions et actions :
– une Assemblée Citoyenne, l’organe fédérateur, regroupant l’ensemble des personnes impliquées dans le projet collectif global (> 100 p.)
– un Comité Citoyen, (< 50 p.) au sein de cette Assemblée, pourra, par exemple, construire le cadre des expérimentations, définir la méthodologie pour créer les caisses locales, faire le suivi, accompagner les expérimentations et faire des apports de connaissances théoriques et pratiques.
– Des groupes de Réflexion-action alimenteront les expériences en cours ou à tester sur le territoire. Ces groupes seront représentés au sein du Comité Citoyen.
– Un comité de pilotage Copil d’une dizaine de personnes motivées (15 à 20 au départ ) pour lancer la micro-expérimentation, crée le cadre pour mettre en place un panel de volontaires, propose un système de cotisations et peut faire des propositions pour définir le conventionnement. Le Copil passe ensuite le relais à la Caisse Locale Citoyenne.
– La Caisse Locale Citoyenne CLC de la micro-expérimentation (30 à 40 p. ) sera formée parmi les volontaires recrutés, plus des représentant.es du Comité Citoyen et des acteur.rices du secteur de l’alimentation locale.
Pour constituer le panel de volontaires pour la micro-expérimentation, nous souhaitons en faire bénéficier à environ 30% de personnes en précarité alimentaire, tout en auto-finançant la caisse.

Au regard de l’étendue des 2 territoires, il apparaît inéluctablement des problèmes de mobilité ou d’accès aux points de vente. Il est donc raisonnable d’imaginer à terme une caisse avec 2 ou 3 pôles, ou bien 3 caisses locales, et en parallèle de développer des solutions de mobilité mutualisées avec le soutien des collectivités.
Nous sommes en lien ou suivons de près les travaux de Grenoble, Montpellier, Romans sur Isère et Dieulefit, Ivry (via Coop Communs). Nous avons déjà abordé avec ces territoires la question de la péréquation des caisses.
Un de membres du groupe local, Tero Loko, vient de mettre en place des ateliers cuisine avec les bénéficiaires des Resto du Coeur. Nous souhaitons organiser des actions en ce sens pour mieux travailler avec les organismes d’aide alimentaire.